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REGISTRES DU BUREAU
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entendre une pjoydoyrie qui fut faicte '*' dernier à la Court de Parlement. Nous vous prions le croire comme nous mesmes, et qu'il vous plaise nous ayder aud. affaire que vous entendez mieulx que nul aultre, nous recommandans bien fort à vostre bonne grace.
"De Paris, le xxve Fevrier m vc lu. "Voz trés humbles et obéissans serviteurs,
"Les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris. »
Du dernier jour de Fevrier.
Ce jourd'huy ont esté expediéefaire proclamer la ferme de xxchascun letz de haren et maquerteneur ensuit :
« On faict assavoir que la fermnois sur chascun letz de haren,fin, morue et aultre poisson depassant par la ville et faulxbo
CXCV. ---- La FERME DU POISSON DE MER.
a8 février 1553. (B fol. io5 r°.)
ville, sera baillée et delivrée en l'auditoire de l'Hos­tel de ladicte Ville, jeudi prochain vi° jour du moys de Mars, à deux heures de relevée, à la chandelle, au plus offrant et dernier encherisseur, en la ma­niere acoustumée. Et pour ce, qui vouldra ladicte ferme mettre à pris, y vienne led. jour et il sera receu.
"Faict au Bureau de ladicte Ville le dernier jour de Fevrier m vc lu. n
par eaue que par terre, et non vendu à ladicte
CXCVI et CXCVII. — [Lettres du Bureau au Roy et au Connestarle.]
2 mars 1553. (B fol. io5 v°.)
Du ne jour de Mars ji vc lu.
Ce jourd'huy ont esté envoyées lettres missives au Roy et à Monseigneur le Connestable dont la teneur ensuit.
Lettres au Roy. Sire,
" Ce jourd'huy nous avons presenté voz lettres pour le faict de la fortiffication de ceste ville à vostre Procureur General pour en demander la veriffication à vostre Court de Parlement, à laquelle vosd. lettres sont adressées. Vostred. Procureur General a faict responce que, par deliberation par luy faicte avec voz advocatz, il a esté conclud et arresté qu'ilz n'en de-manderoient aucunement l'enterinement puis qu'il ne Ieur estoit mandé de ce faire et que nous estions porteurs des lettres : qui est la cause pour la­quelle nous sommes contrainctz vous en escripre, affin qu'il vous plaise sur ce ordonner ce qu'il vous plaira, ce que nous n'avons voulu faillir de faire pour craintte d'estre de vous chargez de necligence à la poursuitte d'une chose que tant de foys il vous a pleu nous commander.
jr Sire, nous prions nostre Createur vous donner en santé trés longue et trés heureuse vie.
"A Paris, le n* Mars m v° lu.»
Lettre a MoNSr le Connestable. Monseigneur ,
"Pour obeyr au bon vouloir du Roy et ad ce qu'il luy a pleu nous commander, nous avons presenté les lettres patentes dudict Seigneur pour le faict de la fortiffication de ceste ville à Mess™ les Gens du Roy, affin de requerir par eux, suyvant la maniere acoustumée, que sur le reply d'icelles fut escript qu'elles avoient esté leues, publiées et enregis­trées; touteffoys, lesd, sieurs ont conclud entre eulx qu'ilz n'en demanderoient ne poursuyveroient la pu­blication, d'autant que le Roy ne leur en avoit es­cript aulcune chose. Nous pençons trés bien que, quant il plaira au Roy et à vous leur en escripre un mot, qu'ilz n'en feront aucune difficulté, ll sera aussi bon d'en escripre à Mess™ de la Court de Par­lement, à Mess™ des Comptes et generaulx de la Justice, affin qu'ilz n'en facent aulcune difficulté. Ce faict, lesd, lettres pourroient estre publiées à la Court de Parlement lundy ou mardy et conséquemment es aultres Cours Souveraines.
tt Vous savez et entendez trop mieulx que on ne trouveroit pas bon que nous poursuyvissions la pu­blication desd, lettres soubz le nom de la Ville pour deux raisons: la premiere, qui est la moindre, que lesd, lettres sont à nous adressées; la seconde, que
') La date n'est pas mentionnée au Registre.